Triplé face à Ghost of Yōtei et 007 First Light : l’exclusivité PS5 Saros rafle 3 trophées aux Music + Sound Awards 2026

Alors que la saison des grandes cérémonies de fin d’année commence tout juste à s’ouvrir, l’exclusivité PlayStation 5 Saros vient déjà de s’offrir une moisson de récompenses internationales. Le jeu d’action sci-fi du studio finlandais Housemarque s’est imposé à trois reprises lors de l’édition 2026 des Music + Sound Awards, devançant plusieurs blockbusters majeurs de l’industrie.
Un triplé sonore face à Ghost of Yōtei, 007 First Light et Borderlands 4
Décernés par un jury de professionnels de la composition et de la post-production audio, les Music + Sound Awards 2026 ont consacré l’identité acoustique hors norme de la planète Carcosa. Face à une concurrence redoutable qui réunissait notamment les équipes de Ghost of Yōtei et les secrets d’Atsu chez Sucker Punch, de Borderlands 4, de Diablo IV: Lord of Hatred, de Planet of Lana II ou encore du très attendu 007 First Light d’IO Interactive, la production de Sony Interactive Entertainment a raflé trois statuettes majeures :
- Meilleure composition originale dans un jeu vidéo (Gameplay) : attribuée au compositeur Sam Slater et au producteur électro Daniel Avery, épaulés par les producteurs musicaux Joe Thwaites et James Greenwood.
- Meilleure composition originale dans un jeu vidéo (Cinématiques) : décernée à Sam Slater sous la direction audio d’Ari Pulkkinen et du réalisateur Gregory Louden chez Housemarque.
- Meilleur sound design dans un jeu vidéo (Cinématiques) : remporté conjointement par Housemarque et les équipes de PlayStation Studios Sound (Ari Pulkkinen, Loïc Couthier et Simon Gumbleton).
En prime de ces trois victoires franches, le titre figurait également parmi les grands finalistes de la catégorie du meilleur sound design pour une bande-annonce de jeu vidéo.

Sam Slater et Daniel Avery : la fusion entre drone-metal et pulsations électroniques
Pour succéder à l’ambiance glaciale d’Atropos dans Returnal (qui avait déjà brillé sur PS5 avant son arrivée sur Steam), Housemarque a confié les clés musicales de son nouveau monde à Sam Slater, double lauréat aux Grammy et Emmy Awards pour son travail aux côtés de Hildur Guðnadóttir sur la série Chernobyl et le film Joker. Afin de traduire la chaleur étouffante et la folie cosmique de Carcosa, le compositeur a bâti une partition hybride mêlant drone-metal viscéral, cuivres distordus et percussions industrielles.
Lors des séquences de combat, cette base organique fusionne avec les nappes techno sombres de l’artiste britannique Daniel Avery. La musique réagit dynamiquement à la cadence des tirs, aux esquives et à l’intensité du déluge de projectiles à l’écran, tandis que le moteur Tempest 3D AudioTech de la PS5 isole chaque menace dans l’espace sonore.
L’héritage de Returnal propulsé par une progression permanente sur PS5
Disponible depuis le 30 avril 2026 en exclusivité sur PS5 avec une optimisation dédiée pour la PS5 Pro, Saros plonge le joueur dans l’armure d’Arjun Devraj (interprété en capture de performance par l’acteur Rahul Kohli). Envoyé sur la colonie perdue de Carcosa sous le regard d’une éclipse solaire permanente, cet agent Soltari tente de retrouver une personne disparue au cœur de biomes mouvants.
Contrairement à la structure implacable de Returnal où chaque mort effaçait presque tout l’équipement, Housemarque a introduit ici une véritable mécanique de progression permanente. À chaque décès, le monde se recompose, mais Arjun conserve des ressources permettant de faire évoluer durablement son arsenal Soltari et ses modules d’armure pour revenir plus fort face à l’éclipse.
Mon regard
Adepte des sessions nocturnes au casque pour m’immerger pleinement dans l’atmosphère d’un jeu, ce triple sacre de Saros ne me surprend pas une seule seconde. Ce qui m’avait déjà marquée au fer rouge dans Returnal, c’était cette façon qu’avait le son de me guider à l’instinct au milieu du chaos, avant même que mes yeux ne repèrent un projectile. Dans Saros, j’ai retrouvé cette précision chirurgicale mais avec quelque chose d’encore plus physique et viscéral : les basses sourdes de Sam Slater et les pulsations hypnotiques de Daniel Avery donnent presque l’impression que l’éclipse de Carcosa respire dans nos oreilles. À mon avis, c’est rare qu’une bande-son ne se contente pas d’accompagner l’action mais devienne le véritable battement de cœur du gameplay, et voir ce travail d’orfèvre récompensé face à des géants pareils me fait sincèrement plaisir.
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