Ayasa Shadows of Silence débarque sur PS5, Xbox et Switch : un cauchemar muet entre Little Nightmares et mélodies de Komitas

Alors que la semaine d’Halloween bat son plein, une petite pépite d’horreur atmosphérique vient tout juste de faire son apparition sur nos salons. Après un premier passage remarqué sur PC à la fin de l’année dernière (affiché à 19,49 € sur Steam), Ayasa: Shadows of Silence débarque officiellement ce lundi 26 octobre 2026 sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X|S, Xbox One et Nintendo Switch. Pour célébrer ce lancement sur consoles, le studio indépendant arménien Aya Games ainsi que les chaînes officielles PlayStation et Xbox ont dévoilé une bande-annonce de lancement aussi envoûtante que glaçante.
Si vous aviez déjà repéré son nom au détour de notre récapitulatif des sorties jeux Xbox de la semaine du 26 au 30 octobre 2026, ce nouveau coup de projecteur permet enfin de mesurer toute la singularité artistique d’une aventure en 2.5D qui refuse de prononcer le moindre mot.

Le Monde Inversé de Tas : six contrées entre vertus et péchés capitaux
Dans Ayasa: Shadows of Silence, nous prenons le contrôle de la jeune Ayasa au cœur du Monde Inversé (Inverted World). Autrefois lumineux et harmonieux sous la protection de l’absolu Tas, ce royaume surréaliste a basculé dans la guerre et la corruption le jour où les ténèbres ont brisé cet équilibre originel. Pour éviter l’anéantissement total de son monde, notre héroïne doit partir en quête des derniers fragments de lumière de Tas.
Ce périple initiatique et macabre s’articule autour de six contrées symboliques, chacune incarnant une facette morale de l’âme humaine : la Foi (Faith), l’Espoir (Hope), l’Amour (Love), l’Avarice (Greed), l’Indifférence (Indifference) et la Trahison (Betrayal). Loin d’un parcours figé, le titre intègre une dimension morale subtile : faire preuve de compassion ou céder à l’indifférence au fil des rencontres influence directement le destin du Monde Inversé et débloque plusieurs fins différentes.

Zéro dialogue, pantomime noire et l’héritage musical de Komitas
Ce qui distingue immédiatement la création d’Aya Games, c’est son parti pris radical : l’intégralité de l’aventure se déroule sans une seule ligne de texte ni le moindre dialogue parlé. Toute la narration passe par la pantomime, la gestuelle tremblante d’Ayasa, les cadrages cinématographiques et le symbolisme visuel des décors. L’équipe d’Erevan revendique ouvertement l’influence du cinéma muet et d’artistes majeurs tels que Tim Burton, Hayao Miyazaki, René Laloux ou encore le maître de l’animation surréaliste arménienne Robert Sahakyants.
En l’absence de voix, la musique devient le véritable narrateur de l’expérience. La bande-son puise directement son inspiration dans les œuvres de Komitas, célèbre compositeur et ethnomusicologue arménien. Ses mélodies mélancoliques et ses chœurs liturgiques confèrent à chaque tableau une tension émotionnelle rare, transformant la moindre fuite dans la pénombre en ballet tragique.
Pouvoirs d’ombre et de lumière dans la lignée de Little Nightmares
Manette en main, Ayasa: Shadows of Silence s’inscrit dans la pure tradition des jeux de plateforme et d’énigmes atmosphériques façon Inside, Limbo ou encore le premier Little Nightmares sur PlayStation 4 (dont l’édition physique PAL se négocie aujourd’hui autour de 15,20 € en Loose et 27,48 € en boîte complète CIB sur le marché de la collection). Pour survivre face aux silhouettes monstrueuses qui traquent la moindre présence humaine, la fuite et la discrétion ne suffisent pas toujours.
En absorbant les résidus d’énergie laissés par Tas, Ayasa déverrouille progressivement des capacités surnaturelles essentielles à sa survie :
- La maîtrise de la lumière et des ombres pour révéler des passages secrets dissimulés dans le décor ou se fondre dans l’obscurité grâce à l’invisibilité.
- Le contrôle du temps permettant de figer certains mécanismes mortels et de résoudre des puzzles environnementaux exigeants.
- La manipulation d’énergie et la traversée dimensionnelle afin de déjouer les pièges et d’échapper aux prédateurs qui rôdent dans les terres corrompues.
Mon regard
Je dois vous avouer que je suis immédiatement tombée sous le charme de cette proposition artistique ! J’avais déjà adoré l’ambiance miniature et étouffante de Little Nightmares à l’époque, et je suis ravie de voir un studio indépendant comme Aya Games y injecter sa propre identité culturelle. Le fait de remplacer tous les dialogues par de la pantomime pure et par des mélodies inspirées de Komitas donne au jeu une âme follement poétique et inquiétante à la fois. À quelques jours d’Halloween, me plonger dans ces six contrées surréalistes sous un plaid avec un bon casque sur les oreilles me tente énormément !
Retrouvez Pro-Gamer en priorité sur Google
Ajoutez pro-gamer.fr à vos sources préférées pour retrouver nos guides et actus directement dans votre flux Google Discover et vos résultats de recherche.



















