Espionner ses voisins par caméra cachée en 2099 : la pépite dystopique Do Not Feed the Monkeys 2099 débarque par surprise sur Switch et PlayStation

Observer la vie privée d’inconnus à travers des dizaines de caméras cachées tout en essayant de payer son loyer à la fin du mois : voilà la promesse délicieusement immorale que Fictiorama Studios et l’éditeur Joystick Ventures viennent d’apporter sur consoles. Déjà très remarqué lors de sa parution initiale sur PC, Do Not Feed the Monkeys 2099 est disponible dès ce 22 octobre 2026 sur Nintendo Switch et PlayStation 4 (ainsi que sur PS5 via la rétrocompatibilité).
Le Primate Observation Club ouvre ses portes en 2099 sur Switch et PS4
Trois ans après ses débuts remarqués sur Steam, où il a décroché un solide score de 81 sur 100 sur Metacritic, ce simulateur de voyeurisme numérique s’invite sans prévenir sur le PlayStation Store et le Nintendo eShop. Cette suite directe projette la formule du premier opus dans un futur rétro-futuriste satirique. En 2099, la Terre n’est plus qu’une friche industrielle épuisée par la surexploitation, l’humanité a essaimé à travers la galaxie sur des planètes sponsorisées par d’immenses mégacorporations, et les humains cohabitent désormais avec des robots et des extraterrestres.
Recruté par le très secret Primate Observation Club, vous passez vos journées et vos nuits devant votre terminal personnel. Grâce au logiciel MonkeyVision, vous surveillez en direct des « cages », le nom de code donné par le Club aux appartements, laboratoires spatiaux, bureaux d’entreprises ou repaires occultes filmés à l’insu de leurs occupants. Alors que les amateurs de tension sur caméra avaient déjà pu découvrir le jeu d’horreur coopératif Beyond the Dark: Nightwatch sur les écrans de surveillance, l’approche de Fictiorama Studios mise ici sur l’enquête minutieuse, la satire sociale et l’humour noir.

OmniPal, judas de porte et dilemmes moraux derrière l’écran
Toute la saveur de Do Not Feed the Monkeys 2099 repose sur l’équilibre permanent entre votre curiosité d’enquêteur et votre propre survie quotidienne. Pour acheter de nouvelles caméras de surveillance, régler votre loyer et remplir votre réfrigérateur, vous devez accepter des petits boulots d’appoint, gérer votre fatigue et répondre aux questionnaires envoyés par la direction du Club. Chaque mot-clé capté dans une conversation nocturne ou sur un détail du décor peut être recoupé sur le réseau informatique pour identifier une cible, déterrer un scandale industriel ou comprendre une machination galactique.
Mais la règle d’or du Club reste inchangée en 2099 : il est formellement interdit de « nourrir les singes », autrement dit d’entrer en contact avec les sujets observés. Bien sûr, la tentation de franchir la ligne jaune est omniprésente. Libre à vous de pirater un système de sécurité, de passer un appel anonyme, de faire chanter un cadre corrompu ou de saboter une boisson à distance, quitte à déclencher des réactions en chaîne imprévisibles.
Cette mouture 2099 enrichit également le quotidien en huis clos avec plusieurs outils pensés pour renouveler les parties :
- L’assistant holographique OmniPal : une intelligence artificielle de compagnie qui flotte dans votre chambre, diffuse la propagande commerciale des corporations interplanétaires et réserve des fonctions cachées au fil de l’intrigue.
- Le judas de porte installable : un équipement précieux pour vérifier qui frappe à votre porte avant d’ouvrir, histoire d’éviter votre voisin complotiste un peu trop envahissant ou des visiteurs beaucoup moins amicaux.
- Le mode avance rapide de fin de partie : une fois votre première campagne bouclée, une fonction d’accélération du temps se débloque pour faciliter l’exploration des autres embranchements narratifs et des différentes fins.
Mon regard : le plaisir coupable parfait en mode portable
Je me souviens m’être laissée happer pendant des heures par cette mécanique de filature en huis clos, un carnet de notes posé à côté de moi pour relier les horaires de passage de chaque personnage. Ce que je trouve brillant dans le travail de Fictiorama Studios, c’est la façon dont le jeu nous transforme peu à peu en véritables détectives de salon sans jamais nous prendre par la main. En cette fin octobre déjà riche en pépites indépendantes originales attendues sur console, pouvoir emporter ses caméras de surveillance en mode portable sur Switch ou s’y plonger tranquillement sur PlayStation à petit prix (autour de 12,75 € à 14,99 €) en fait une excellente surprise pour vos soirées d’automne.
Do Not Feed the Monkeys 2099
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