Final Fantasy 7 Revelation : trop de contenu ? Square Enix refuse de lever le pied et promet un final encore plus colossal

L’embargo mondial des previews vient tout juste de sauter à 14 heures, et la presse internationale a enfin pu poser les mains sur Final Fantasy VII Revelation, l’ultime volet de la trilogie de remakes signée Square Enix. Dès les premières minutes de jeu, une question brûlait les lèvres de toute la communauté : après les débats enflammés autour de Rebirth, Square Enix allait-il calmer le jeu sur le remplissage de la carte ou assumer sa formule jusqu’au bout ? La réponse du réalisateur Naoki Hamaguchi est tombée comme un couperet, et elle va faire hurler de joie les puristes autant qu’elle va faire grincer les dents des adeptes du fast-gaming.
« Avoir moins de contenu n’a jamais fait partie de la conversation »
On ne va pas réécrire l’histoire : si Final Fantasy VII Rebirth a été encensé pour son système de combat et sa mise en scène, son monde ouvert a divisé. Entre les cinquante mini-jeux du Gold Saucer, les tours d’observation de Chadley qui carillonnait toutes les deux minutes et les quêtes annexes parfois indigestes, une partie des joueurs espérait un troisième épisode plus resserré, plus narratif et plus sobre. Autant vous le dire tout de suite : c’est raté.
Interrogé sur les retours des joueurs concernant la sensation de « trop-plein » de contenu, Naoki Hamaguchi n’a pas utilisé la moindre langue de bois corporate :
« Réduire la quantité de contenu n’a jamais, à aucun moment, fait partie de nos discussions. J’aborde le développement de Revelation comme s’il n’y aurait plus jamais un seul jeu Final Fantasy VII après celui-ci. Nous laissons absolument tout sur le terrain. » — Naoki Hamaguchi
Le message est d’une clarté totale : Square Enix ne fera aucun compromis à la baisse. Pour ce grand final, les développeurs doublent la mise et assument pleinement leur philosophie de « buffet à volonté gargantuesque », quitte à saturer les joueurs qui comptaient torcher l’aventure en vingt heures chrono.

Le Hautvent en vol libre et l’exploration sous-marine au programme
Pour justifier cette démesure, Square Enix ne s’est pas contenté d’ajouter des lignes de texte ou des quêtes Fedex. Le studio concrétise enfin le rêve absolu de quiconque a découvert l’œuvre originale en 1997 sur la première PlayStation : le pilotage intégral du Hautvent (Highwind).
Fini le découpage par régions séparées par des temps de chargement déguisés. Dans Revelation, l’aéronef devient un véritable quartier général volant que vous pouvez diriger librement dans les cieux à 360 degrés pour rallier n’importe quel point du globe. Mais ce n’est pas tout :
- Le sous-marin opérationnel : l’exploration s’étendra également sous la surface des océans pour traquer des épaves englouties et des laboratoires secrets de la Shinra.
- La chasse aux Armes : les terrifiantes entités géantes éveillées par la planète (Weapon) patrouilleront en temps réel sur la carte, imposant des combats de boss d’une échelle titanesque.
- Deux extensions d’histoire déjà confirmées : contrairement à Rebirth qui n’avait reçu aucun contenu additionnel, Square Enix a d’ores et déjà validé le développement de deux DLCs scénarisés centrés sur le passé trouble de Séphiroth et sur les origines sombres de Vincent Valentine.
Fini l’exclusivité temporaire : une sortie multiplateforme dès le premier jour
L’autre séisme majeur de cette prise de parole concerne la stratégie commerciale de Square Enix. Après avoir constaté le plafond de verre des ventes de Rebirth en restant enfermé sur PlayStation 5 pendant de longs mois, l’éditeur japonais change radicalement de braquet.
Final Fantasy VII Revelation débarquera au printemps 2027 en lancement simultané mondial sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, PC et Nintendo Switch 2. Une décision salvatrice qui enterre la politique des exclusivités frileuses pour permettre à l’ensemble de la communauté gamer de vivre le dénouement de la trilogie au même moment.
Mon avis de joueur : pourquoi cette générosité fait un bien fou à l’industrie
Soyons lucides deux minutes : oui, devoir s’arrêter au milieu de l’apocalypse pour faire une course de chocobos ou tondre des pelouses pour débloquer un maillot de bain dans Rebirth pouvait faire vriller les nerfs. La frustration de certains joueurs est parfaitement compréhensible quand la tension dramatique retombe d’un coup sec à cause d’un mini-jeu farfelu.
Mais prenons un peu de recul sur l’état de l’industrie du jeu vidéo aujourd’hui. Nous vivons à une époque où la majorité des gros éditeurs occidentaux nous facturent 80 euros des couloirs scriptés pliés en douze heures, ou des jeux-services sans âme recyclant des passes de combat au compte-gouttes. Face à ce nivellement par le bas, voir une équipe de développeurs japonais refuser de baisser les bras et s’acharner à concevoir un monde d’une générosité aussi insolente, ça force un respect absolu.
Voler au-dessus des continents aux commandes du Hautvent avec la technologie moderne, c’est la promesse d’une vie pour toute une génération de joueurs. Rendez-vous au printemps 2027 pour assister au combat final contre Séphiroth.



















