12 Kaiju au lancement et déjà la suite en coulisses : le code de la démo Steam de Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered trahit des DLC et skins

Disponible gratuitement sur PC depuis la mi-octobre et accessible jusqu’au 27 octobre 2026, la démo publique de Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered ne s’est pas contentée de réveiller la nostalgie des joueurs de l’ère GameCube et Xbox. En inspectant le fichier exécutable de cette version d’essai d’environ 4 Go publiée par Atari et développée par Pipeworks Studios, le moddeur et créateur d’outils d’extraction Cpt Hazama (dont les trouvailles ont aussitôt enflammé la communauté sur Reddit) a mis au jour de multiples appels de fonctions liés à des DLC et à des skins directement intégrés dans l’architecture des menus.
Ce que cache l’exécutable de la démo Steam : des gestionnaires de DLC et de costumes déjà câblés
En désassemblant le binaire de la démo disponible sur Steam, Cpt Hazama a repéré plusieurs gestionnaires systèmes (function calls et handlers) explicitement nommés pour prendre en charge des contenus téléchargeables additionnels ainsi que des apparences alternatives pour les monstres. Si les fichiers de cette mouture d’essai ne contiennent pas encore les modèles 3D ni les noms précis des futurs arrivants, la présence de ces crochets logiciels dans le code des menus prouve que Pipeworks Studios a préparé le moteur du remaster pour accueillir des extensions après sa sortie.
Cette architecture modulaire tombe à point nommé sur la boutique de Valve, d’autant que la séparation des succès de DLC sur Steam permet désormais aux éditeurs d’ajouter des combattants ou des campagnes post-lancement sans pénaliser les chasseurs de trophées sur le jeu de base. Du côté des joueurs réunis sur Reddit, deux pistes principales se dégagent : l’ajout de costumes historiques issus des différentes ères cinématographiques de la Toho (Showa, Heisei, Millennium) et l’arrivée en renfort de Kaiju introduits deux ans plus tard dans la suite Godzilla: Save the Earth (2004), tels que Mothra, Biollante, SpaceGodzilla, Baragon ou encore Jet Jaguar.

Les 12 Kaiju du casting de base et le contenu de la démo jouable
En attendant qu’Atari officialise sa feuille de route post-lancement, la démo gratuite jouable jusqu’au 27 octobre 2026 permet déjà de mesurer le soin apporté à cette refonte. Elle donne accès au multijoueur local jusqu’à 4 joueurs, aux affrontements rapides en ligne en 1 contre 1 (la grande nouveauté réclamée depuis vingt-quatre ans) ainsi qu’au mode Destruction, où l’objectif consiste à raser méthodiquement les métropoles pour accumuler un score maximal. Trois Kaiju emblématiques sont jouables immédiatement dans cet aperçu : Godzilla, Gigan et King Ghidorah.

Lors de son lancement complet fixé au 3 novembre 2026 sur PC (Steam), PS5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et Nintendo Switch, le titre réunira d’office les 12 Kaiju de l’édition intégrale d’origine (incluant Kiryu / Mechagodzilla 3, qui avait été ajouté après coup sur les versions japonaise et Xbox de 2002) :
- Godzilla 90s et Godzilla 2000
- King Ghidorah et Mecha-King Ghidorah
- Mechagodzilla 2 et Kiryu (Mechagodzilla 3)
- Gigan et Megalon
- Destoroyah et Orga
- Rodan et Anguirus
Les combats prendront place dans 8 arènes destructibles dotées de variantes de jour et de nuit, allant des grandes capitales mondiales recréées pour l’occasion jusqu’à Monster Island et au vaisseau-mère extraterrestre Vortaak. Outre la refonte graphique complète et l’utilisation des gratte-ciel comme projectiles improvisés, Pipeworks Studios a revu le système de progression afin de laisser les joueurs débloquer les monstres, les arènes et les bonus de galerie dans l’ordre de leur choix, tout en intégrant des campagnes solo dédiées à chaque créature dans la lignée de ce que proposent les grands rendez-vous japonais de l’automne.
Mon avis
J’ai passé des dizaines de soirées sur la version GameCube de 2002 à balancer des immeubles entiers à la figure de mes potes avec Gigan et Destoroyah. Voir Pipeworks Studios reprendre lui-même les commandes de son classique avec du multijoueur en ligne natif était déjà une excellente surprise, mais la découverte de ces gestionnaires de DLC et de skins dans le code de la démo change la donne. Si Atari profite de cette base saine pour rapatrier le casting de Save the Earth comme Biollante, Mothra ou SpaceGodzilla sous forme d’extensions plutôt que de nous faire attendre un hypothétique second remaster, ce retour a tout pour s’imposer durablement comme le jeu de baston Kaiju de référence.
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