Les compositeurs de Hollow Knight et Made in Abyss réunis : Winds of Viridia s’annonce sur Switch 2 et Steam avec une démo gratuite

Le Nintendo Indie World Showcase de ce mercredi 28 octobre 2026 a réservé une très belle surprise aux amoureux d’action-aventure faite main. Développé et édité par le studio indépendant australien Shark Jump Studios, basé à Adélaïde, en étroite collaboration avec Matt Trobbiani (le créateur du célèbre jeu de piratage sur terminal Hacknet), Winds of Viridia a été officiellement dévoilé pour une sortie au premier trimestre 2027 sur Nintendo Switch 2 et PC via Steam. Mieux encore : une démo jouable gratuite est disponible dès aujourd’hui.
Une démo jouable dès maintenant sur le Nintendo eShop et Steam
Plutôt que de se contenter d’une simple bande-annonce lointaine, Shark Jump Studios permet aux joueurs de prendre immédiatement le contrôle de son héros. La version d’essai gratuite peut être téléchargée dès ce 28 octobre directement sur le Nintendo eShop de la Nintendo Switch 2 ainsi que sur la page officielle Steam de Winds of Viridia.
Initialement soutenu en Australie par le fonds Games: Expansion Pack de Screen Australia sous le nom de travail Legend of Valley, le projet réunit le programmeur principal Matt Le Krupa, le directeur artistique James Pearse et le concepteur Matt Trobbiani. Le titre viendra enrichir le calendrier des sorties jeux vidéo de l’année 2027 dès les premiers mois de l’année prochaine, avec une prise en charge audio et textuelle complète en douze langues dès le lancement, dont le français.
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Christopher Larkin et Kevin Penkin réunis pour une bande-son orchestrale d’exception
L’un des arguments les plus marquants de cette annonce réside dans son affiche musicale hors norme. Comme le confirme le site officiel de Shark Jump Studios, la partition orchestrale de Winds of Viridia est co-composée par deux figures majeures de la création sonore contemporaine : Christopher Larkin, l’architecte musical derrière Hollow Knight et Hollow Knight: Silksong (lui aussi originaire d’Adélaïde), et Kevin Penkin, acclamé pour ses compositions sur l’anime Made in Abyss, le jeu narratif Florence ou encore Star Wars: Visions.
Cette alliance musicale donne immédiatement le ton de l’aventure. Dès les premières mesures du trailer d’annonce, les cuivres amples et les cordes mélancoliques accompagnent la traversée de terres oubliées, alternant entre contemplation poétique dans les clairières montagneuses et tension dramatique lors des affrontements contre les créatures corrompues.
La vallée du Grand Arbre, le compagnon Scarax et le mystère de la rage
Sur le plan du gameplay, Winds of Viridia puise dans l’héritage des grands jeux d’action-aventure classiques en vue de dessus tout en misant sur une vitesse d’exécution très moderne. Le joueur s’aventure à travers un monde sauvage interconnecté et façonné à la main, en direction du mystérieux Grand Arbre (Grantree). L’objectif est d’élucider l’origine de la « rage » (frenzy), un mal inconnu qui fait sombrer la faune locale dans une folie furieuse.

La progression s’articule autour de plusieurs mécaniques clés détaillées par le studio :
- Une mobilité fluide fondée sur l’élan : le héros peut enchaîner roulades, glissades, saltos et lancers de grappin sans coupure pour conserver sa vitesse à travers un monde sans temps de chargement. Des plantes exotiques disséminées dans le décor servent également de propulseurs naturels pour bondir plus haut et atteindre des grottes cachées ou d’anciennes ruines.
- Le compagnon Scarax et la vie au Sanctuaire : au fil du périple, vous vous liez d’amitié avec un Scarax (Mothbug en version originale), un insecte ailé capable de vous prêter main-forte aussi bien dans la résolution d’énigmes environnementales que durant les combats. Entre deux expéditions en terres hostiles, le village du Sanctuaire permet d’aider les habitants, de partager un repas convivial et d’améliorer son équipement.
- Bêtes enragées, boss colossaux et système de totems : les affrontements demandent de lire précisément les attaques de dizaines d’espèces touchées par la rage avant de trouver une ouverture. L’aventure culmine face à des boss géants, des statues vivantes et d’anciens gardiens, tandis que des reliques perdues peuvent être équipées et combinées sous forme de totems pour façonner son propre style de combat.
Alors que la nouvelle console hybride de Kyoto continue d’étoffer son catalogue, quelques heures seulement après le déploiement de la mise à jour 26.60 de Minecraft sur Nintendo Switch 2, cette incursion de Shark Jump Studios confirme l’attrait de la machine pour la scène indépendante internationale.
Mon regard
Il suffit parfois d’une seule ligne au générique pour transformer une jolie découverte indépendante en rendez-vous incontournable. En réunissant Christopher Larkin et Kevin Penkin sur une même bande originale, Shark Jump Studios réalise un véritable rêve de mélomane : d’un côté, la délicatesse arachnéenne et les envolées tragiques qui ont façonné l’âme d’Hallownest dans Hollow Knight ; de l’autre, le souffle d’aventure vertigineux et organique qui rend la descente de Made in Abyss si inoubliable.
Mais au-delà de ce duo royal, c’est aussi le virage créatif de Matt Trobbiani qui m’intrigue énormément. Après l’austérité brillante des lignes de commande de Hacknet, le voir concevoir un monde verdoyant où tout repose sur la conservation du mouvement, les rebonds sur la flore sauvage et la complicité avec un petit Scarax dégage une fraîcheur immédiate. Le fait de proposer une démo jouable dès le soir de l’annonce sur Switch 2 et Steam prouve une vraie confiance dans la prise en main du jeu : si la précision des contrôles est à la hauteur de son écrin sonore, le début d’année 2027 tient déjà l’une de ses plus belles escapades.
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