Poules mortelles, mines gelées et zéro arroseur automatique : comment Grave Seasons sabote le confort du farming sim

S’installer au vert pour planter des choux après une évasion de prison avait tout du plan parfait, jusqu’à ce que les voisins commencent à finir en morceaux. Attendu le 9 mars 2027 sur PC (Steam), PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch, Grave Seasons s’est dévoilé à travers dix nouvelles minutes de gameplay commentées par Son M. (directeur créatif et cofondateur du studio Perfect Garbage), Emmett Nahil (directeur narratif) et Louise Blain (directrice créative chez l’éditeur Blumhouse Games). Loin de se contenter d’un vernis macabre posé sur une boucle agricole classique, l’équipe détaille comment chaque mécanique de gestion a été pensée pour nourrir la paranoïa au cœur de la bourgade montagnarde d’Ashenridge.
Une seule année pour survivre et le refus de l’automatisation
Dans la plupart des simulations champêtres, le temps joue en faveur du fermier : une récolte manquée au printemps se rattrape l’année suivante, tandis que l’exploitation finit par tourner toute seule grâce à des rangées d’arroseurs automatiques. Perfect Garbage prend l’exact contrepied de cette philosophie. Dans Grave Seasons, vous ne disposez que d’une seule année, découpée en quatre saisons, pour percer les secrets d’Ashenridge et empêcher la série de meurtres qui décime la communauté.
Son M. et Emmett Nahil expliquent avoir volontairement banni l’automatisation de la ferme. L’atelier de transformation (shed) et la cuisine reposent sur plus de 600 objets conçus à la main, avec des temps de fabrication incompressibles qui forcent à sacrifier d’autres activités quotidiennes. Chaque plante cultivée sur vos parcelles, chaque poisson pêché sur les quais et chaque herbe cueillie chez l’herboriste Sylvia ou dans la boutique de graines de Daniela sert un double objectif : maintenir votre exploitation à flot pour gagner de l’or, mais surtout confectionner des talismans occultes et accomplir des quêtes urgentes capables de protéger la prochaine cible du tueur.

Les « Chorbs » : quand vos poules peuvent mourir ou attirer le démon
Cette présentation de dix minutes lève également le voile sur deux pans inédits du jeu : l’élevage et l’exploration souterraine. Côté basse-cour, les développeurs présentent avec humour leurs poules à la silhouette ultra-rondelette, surnommées les « Chorbs » en interne. Mais derrière ce design adorable se cache une règle impitoyable : contrairement aux standards du genre où oublier de nourrir son bétail suspend simplement la ponte des œufs, les animaux de votre ferme peuvent mourir définitivement.
Cette mort peut survenir par négligence si vous passez trop de temps à enquêter en ville au détriment de vos corvées matinales, de manière délibérée par vos propres actions, ou plus inquiétant encore, parce que l’entité surnaturelle qui hante Ashenridge s’intéresse de très près à certaines bêtes de votre cheptel. À l’opposé d’un Fangtopia, le puzzle cosy d’Halloween garanti sans la moindre frayeur, le titre de Blumhouse Games utilise l’attachement affectif du joueur pour installer une culpabilité permanente.
Des mines multi-biomes et un tueur tiré au sort parmi vos amours
L’autre révélation majeure concerne les Mines d’Ashenridge, l’une des sept zones principales du monde ouvert aux côtés de la ferme, du flanc de montagne, de la forêt, des quartiers résidentiel et commercial ainsi que de la côte. Structurées en strates semi-aléatoires traversant plusieurs biomes souterrains, dont des cavernes de glace, ces galeries exigent une gestion serrée de l’endurance et de l’inventaire. Emmett Nahil confie d’ailleurs emporter jusqu’à 50 exemplaires d’un même consommable avant de plonger dans les profondeurs, où la pioche permet d’extraire des minerais rares mais aussi des vestiges macabres liés au passé de la ville.
Une fois remonté à la surface, le joueur peut rester éveillé plus de 24 heures d’affilée pour arpenter les rues de nuit et s’introduire par effraction dans plus de 70 intérieurs afin de fouiller chez ses voisins sans se faire repérer. La clé de la rejouabilité repose sur une mécanique redoutable : à chaque nouvelle partie, l’identité du tueur en série surnaturel est tirée au sort parmi un vivier de suspects au sein des plus de 30 habitants. Chaque coupable possède sa propre campagne narrative, ses motivations et sa façon de tuer. Et puisque plusieurs meurtriers potentiels figurent parmi les 12 personnages romançables, vous pouvez tout à fait épouser l’assassin avant de découvrir la vérité lors de la sortie du jeu, déjà inscrite au calendrier des sorties jeux vidéo 2027.
Vérifier les prix pour Grave Seasons sur Goclecd→
Mon avis
Après avoir arrosé des milliers de navets sous un soleil radieux dans Stardew Valley ou Story of Seasons, avouons que la formule du jeu de ferme ronronnait sérieusement depuis quelques années. Pouvoir offrir un bouquet de fleurs au voisin le plus charmant du village le matin, crocheter la serrure de sa cave à minuit pour tomber sur les restes du boulanger, et retrouver ses propres poules menacées par une entité démoniaque au réveil bouscule enfin les codes trop sages du genre. Mais le coup de génie de Perfect Garbage est surtout d’avoir supprimé l’automatisation des champs : quand chaque heure passée à fabriquer une amulette dans sa grange est une heure de moins pour surveiller la prochaine victime, la gestion du temps redevient un vrai casse-tête sous haute tension.
Retrouvez Pro-Gamer en priorité sur Google
Ajoutez pro-gamer.fr à vos sources préférées pour retrouver nos guides et actus directement dans votre flux Google Discover et vos résultats de recherche.


















