The Grimm Reapress and the Drearytale Monster sort le 13 mai 2027 sur Switch 2, PS5, Switch et PC : pages dévorées, conte noir et édition collector

L’éditeur NIS America et le studio japonais Nippon Ichi Software viennent d’officialiser la date de lancement occidental de The Grimm Reapress and the Drearytale Monster. Nouveau conte illustré peint à la main par la directrice artistique Sayaka Oda, à qui l’on doit déjà The Liar Princess and the Blind Prince et The Cruel King and the Great Hero, ce jeu d’aventure et de réflexion sortira le 13 mai 2027 en Occident sur Nintendo Switch 2, PlayStation 5, Nintendo Switch et PC via Steam.
La maladie du « Paper Mortis » et le pacte avec le monstre Mär
Dans l’univers gothique imaginé par Sayaka Oda, une épidémie surnaturelle incurable baptisée Paper Mortis frappe la population : elle métamorphose les animaux en créatures de papier et fige les jeunes filles sous la forme d’ouvrages illustrés appelés Grimmoires, avant qu’elles ne mutent en redoutables Faucheuses de Grimm (Grimm Reapresses). L’histoire suit Mono, une fillette solitaire issue d’une lignée de célèbres chanteurs d’opéra qui la négligent et la relèguent aux corvées dans le grenier du théâtre.
Sa seule source de tendresse est sa sœur aînée Enciel, prodige de l’opéra qui lui apprenait en secret à chanter et à danser. Lorsque la santé fragile d’Enciel bascule et qu’elle contracte le Paper Mortis, elle est envoyée en quarantaine au Libratarium, un vaste complexe de confinement désormais laissé à l’abandon avec ses patientes et ses monstres. Pour retrouver le Grimmoire de sa sœur avant que sa transformation ne devienne irréversible, Mono pénètre dans le bâtiment et scelle un contrat avec Mär (de son vrai nom Märchendia), un monstre légendaire entravé par un collier maudit qui voue une haine féroce aux humains après avoir été trahi autrefois par une jeune chevrière.
Dévorer le noir et blanc, retourner la couleur : comment fonctionne le gameplay
L’exploration de The Grimm Reapress and the Drearytale Monster repose sur la plongée à l’intérieur des Drearytales, des mondes de papier monochromes nés du traumatisme de chaque jeune fille transformée en livre. Pour progresser, la joueuse ou le joueur doit conjuguer les pouvoirs opposés du duo :
- Le pouvoir « Mulch » de Mär (destruction du monochrome) : Mär peut dévorer tout ce qui est dessiné en noir et blanc à l’écran. Ennemis, ronces, murs de papier, culs-de-sac et même les boîtes de dialogue suspectes prononcées par les monstres peuvent être engloutis pour ouvrir un passage inédit.
- La jauge de Berserk : plus Mär dévore d’éléments, plus sa jauge de furie grimpe. S’il mange trop, il grandit et gagne en portée d’attaque mais perd l’usage de certaines compétences fines. S’il atteint la saturation maximale, il échappe totalement aux ordres de Mono, dévore tout sur son passage et vide la santé de la fillette jusqu’au retour au dernier point de sauvegarde.
- Les compétences évolutives de Mär : au fil des chapitres, le monstre débloque Paste (recracher ce qu’il a avalé pour frapper à distance ou réparer un pont brisé), Book Burn (cracher du feu pour consumer des toiles d’araignée ou allumer des torches en dépensant des bouts de papier appelés Scraps) et Paper Glide (soulever Mono dans les airs pour planer au-dessus des gouffres et des flaques de peinture toxique).
- Les pouvoirs « Flip » et « Retouch » de Mono (maîtrise de la couleur) : là où Mär est impuissant face aux éléments colorés, Mono peut interagir avec eux. Sa capacité Flip permet de soulever un coin de page qui dépasse du décor pour dévoiler un chemin secret ou se dissimuler derrière un arbre face à des prédateurs géants. Avec Retouch, elle nettoie un croquis brouillon sur un mur pour le transformer en véritable porte.
Quatre contes brisés et une galerie d’alliés au Libratarium
En explorant chaque livre pour récolter des fragments de mémoire (les Memomarks), Mono et Mär devront affronter et apaiser plusieurs héroïnes tragiques transformées en boss. NIS America détaille notamment quatre figures majeures : la Sheepish Wolfess dans The Forest of Sheep (une bergère dévouée dont la petite sœur a disparu au milieu des loups), la Patchwork Puppetess dans The Patchwork Village (une enfant atteinte d’albinisme rejetée par son village), la Fluttering Heiress dans The Cloudweb Kingdom (une troisième princesse aux cheveux roux séquestrée dans une tour en ruines) et la Scrawly Paintress dans The Unfinished Canvas (une artiste peintre déguisée en bouffon de cour qui a sombré dans la folie). Une fois la Faucheuse vaincue et comprise grâce aux Memomarks, le monde monochrome retrouve ses couleurs vives.
Entre deux expéditions, le Libratarium sert de camp de base. Aux côtés de Birdler, un monstre-oiseau bavard qui s’improvise majordome de Mono, il est possible d’échanger des Scraps avec des créatures amicales appelées Papereapers : le rat élégant Rad Hatter confectionne des chapeaux et accessoires cosmétiques pour Mono, le hibou Owlin vend des indices ainsi que des tampons pour annoter la carte, tandis que Voiscat enrichit l’encyclopédie Reaperpedia avec les faiblesses et même le goût culinaire de chaque ennemi.
Éditions physiques, mise à niveau Switch 2 et langues prises en charge
Pour accompagner ce lancement qui viendra enrichir le calendrier des sorties jeux vidéo de l’année 2027 aux côtés d’autres productions japonaises éditées par NIS America comme Kyoto Xanadu, plusieurs formats ont été précisés :
- Versions physiques et numériques : disponibles sur Nintendo Switch et PlayStation 5.
- Versions numériques uniquement : sur PC (Steam) ainsi que sur Nintendo Switch 2 (via une édition numérique dédiée et un Upgrade Pack permettant de mettre à niveau la version Switch).
- Limited Edition à 89,99 $ : ouverte en précommande sur la boutique officielle de NIS America pour PS5 et Nintendo Switch, elle réunit le jeu en boîte, un coffret collector illustré, un artbook, la bande-son officielle sur CD, un stand en acrylique, un ensemble de badges et un marque-page en bois orné d’un pompon.
- Audio et sous-titres : le doublage est intégralement en japonais. Les textes sont proposés uniquement en anglais sur consoles (PS5, Switch et Switch 2), et en anglais, japonais, coréen et chinois traditionnel sur Steam.
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Mon regard
Il suffit de quelques secondes devant le coup de crayon de Sayaka Oda pour reconnaître immédiatement sa signature : ce mélange si particulier de plumes d’encre noire, de contes d’enfance cabossés et de tendresse désespérée qui faisait déjà toute la force de The Liar Princess and the Blind Prince. Là où ses précédents récits restaient parfois très sages dans leurs mécaniques de plateforme, l’idée d’opposer frontalement le noir et blanc et la couleur dans le gameplay me séduit énormément. Pouvoir littéralement demander à Mär de dévorer les boîtes de dialogue des ennemis ou les murs d’encre tout en surveillant sa jauge de Berserk pour éviter qu’il ne se retourne contre Mono apporte une vraie tension mécanique au livre illustré. Mon seul regret concerne une nouvelle fois la localisation : voir un conte aussi poétique et textuel arriver le 13 mai 2027 uniquement en anglais sur nos consoles sans traduction française est frustrant, mais la direction artistique et l’inventivité de ce Libratarium méritent clairement qu’on ouvre ce grimoire.
The Grimm Reapress and the Drearytale Monster
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