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E-sport: Liste des Ecoles et formations jeu video en France

E-sport: Liste des Ecoles et formations jeu video en France

Le terme « e-sport » ne doit plus être nouveau à vos oreilles et à vos yeux. Il commence d’ailleurs à gagner en popularité en France.

On peut définir l’e-sport comme une discipline liée aux compétitions de jeux vidéo. Il englobe également les métiers et les événements tournant autour de la pratique des jeux vidéo.

Si cet univers vous passionne, vous pouvez envisager de suivre une formation appropriée et trouver par la suite un métier de l’e-sport.

En France, il existe bien des écoles et des formations focalisées sur les jeux vidéo, et ce, depuis 2016. Pourquoi suivre ces formations ou s’inscrire dans ces écoles ? Comment faire pour rejoindre ces cursus ? Dans quelle Ecole E-Sport ou centre de formation s’inscrire ?

Pourquoi rejoindre un cursus E-Sport ?

Si vous êtes un vrai passionné des jeux vidéo, vous pouvez en faire votre métier ou encore plonger dans cet univers.

Pour devenir joueur professionnel, il faut rejoindre une Ecole E-Sport. En étant que joueur professionnel, vous allez pouvoir gagner votre vie et travailler au même rang que les basketteurs professionnels.

Vos revenus vont dépendre de votre niveau de compétition, de votre popularité et de votre sponsoring.

Pour vous donner un aperçu de ce que peut gagner un joueur professionnel, nous pouvons citer les 50 000 dollars partagés entre les 4 finalistes lors du tournoi ESWC CS : GO OMEN by HP en 2017 à Paris.

 

Vous pouvez également envisager de combiner votre travail en tant que joueur professionnel avec un autre métier de l’e-sport comme streamer ou caster.

Vous pourrez ainsi avoir un revenu en gérant vos vues et vos fans. Il ne serait pas si mal de travailler aussi dans cet univers, car en 2017, l’industrie des jeux vidéo a réalisé un chiffre d’affaires de 108 milliards de dollars dont 4,3 rien qu’en France.

Vous pouvez alors être chef de produit, vidéaste, manager game event, responsable sponsoring, responsable affiliation, technicien réseau, blogueur ou journaliste spécialisé…

Rappelons d’ailleurs qu’actuellement le secteur de l’industrie recrute beaucoup, mais les entreprises ne recrutent pas n’importe qui. Il est alors important de bien se former et de rejoindre un cursus e-sport.

Quelles formations offrent les écoles Esport et comment les rejoindre ?

Dans ces classes, les étudiants ne passent pas leurs temps devant un écran avec une manette à la main. Il y a, en effet, des cours théoriques qui ne sont pas uniquement basés sur les jeux vidéo.

Ces étudiants ont des cours de management, de droit, de communication, de graphisme et de rédaction web… Les cours tournent toujours autour de l’univers des jeux.

Pendant les cours de management, les étudiants se concentrent sur les grandes bases pour devenir manager, coach et analyste.

Les cours de communication sont axés sur les bases pour être community manager, responsable de communication et journaliste spécialisé. Dans le pôle production, les étudiants apprennent les bases du métier de régisseur, monteur et vidéaste.

Pendant la formation, on apprend et on entraîne les étudiants pour devenir joueur professionnel, animateur/streamer, blogueur/journaliste, organisateur événementiel et technicien réseau.

Pour entrer dans une Ecole E-Sport, les étudiants doivent avoir de préférence le bac, mais ceux ayant déjà un parcours universitaire poussé, un BTS, un diplôme en école de commerce ou une expérience dans le gaming sont plus privilégiés.

Il n’y a pas de limite d’âge précis, mais la plupart des étudiants qui intègrent le cursus ont autour de 22 ans. À l’inscription, ils doivent présenter leurs dossiers et se présenter à l’entretien. L’intégration à une Ecole Pro-gamer se fait par sélection. Pour certaines institutions, il y a des épreuves écrites et orales à passer.

À la suite de la formation, l’étudiant peut envisager de devenir un gamer professionnel, mais la plupart d’eux qui se consacrent à ces études se tournent plus vers un métier de l’e-sport.

Liste des écoles Esport

À Paris, par exemple, il y a la Paris Gaming School. Cette Ecole Pro-gamer propose une formation de 9 mois basés sur le management, la communication et la production. À Mulhouse en Alsace, il y a la Power house gaming qui propose une formation de 10 mois. Ceux qui sont à Metz pourront intégrer la Helios Gaming School. À la différence des autres structures qui composent la formation de plusieurs branches, l’Ecole Pro-gamer « Helios Gaming School » propose une formation spécialisée pour ceux qui veulent devenir joueurs professionnels. Cependant, il est possible de compléter la formation avec le community management et l’organisation évènementielle.

Il est également possible de suivre ces cursus e-sport dans certaines écoles de commerce. Ils sont offerts en option. À l’INSEEC à Paris, par exemple, on peut choisir l’option e-sport pour le master 1 en communication. Après 3 ans d’études, l’ISEFAC Lille, Paris, Bordeaux, Nantes, Nice, Montpellier et Lyon donnent à ses étudiants ayant suivi un cursus spécialisé un diplôme e-sport et gaming.

L’Esport aux Jeux Olympiques : Les Pro Gamers bientôt sportifs Olympique

L’Esport aux Jeux Olympiques : Les Pro Gamers bientôt sportifs Olympique

C’est lors d’une interview à Associated Press que Tony Estanguet , triple champion olympique et co-Président du Comité de candidature Paris 2024, affirme être ouvert à l’intégration de l’Esport aux Jeux Olympiques de Paris 2024.

 

Nous devons examiner [cette possibilité] parce que nous ne pouvons pas dire : ce n’est pas nous. Il ne s’agit pas des Jeux olympiques. Les jeunes s’intéressent à l’Esport et à ce genre de chose. Examinons ça. Rencontrons-les. Essayons de voir si nous pouvons trouver quelques passerelles

 

Tony Estanguet

Coprésident du comité de candidature Paris 2024

 

Une excellente nouvelle pour nous Pro-Gamers qui cherchons à promouvoir l’Esport dans les compétions officielles.

L’état Français avait déjà fait un pas vers l’Esport et offert un cadre légal pour les contrats signés entre les Pro-gamers et leurs structures.

Voir l’article : Pro gamer et CDD : un Statut légal enfin voté par l’État

Plus qu’une bonne nouvelle, le simple fait que le Comité de candidature Paris 2024 souhaite discuter avec le CIO (Comité International Olympique) est une vrai reconnaissance de l’existence et de la pratique de l’Esport.

L’esport aux JO : Un débat qui va durer 2 ans

Les débats sont lancés et déjà les acteurs qui souhaitent promouvoir l’Esport (comme votre serviteur) ont pris contact avec les responsables des JO 2024 pour débattre et pousser l’Esport sur la scène olympique.

Les débats ne seront certainement pas de tout repos dans la mesure où le programme des JO 2024 sera établi en 2019.

Il ne nous reste donc que peu de temps pour défendre la cause des Joueurs Professionnels et de l’Esport qui commencera probablement après la prochaine réunion du CIO en Septembre et aura lieu a Lima.

Je considère qu’il est pertinent d’en parler avec le CIO et avec la famille de l’esport afin de mieux comprendre comment ça marche et pourquoi cela rencontre un tel succès

Tony Estanguet

Coprésident du comité de candidature Paris 2024

L’esport aux Jeux Olympiques : une idée venue d’Asie ?

 

Pour information, les Jeux Olympiques de 2022 qui auront lieu en Chine a Hangzhou, ont déjà décidé d’intégrer des épreuves d’Esport avec à la clé des médailles olympiques. Nul doute que les organisateurs français ont été inspirés par cette décision.

 

Pour le moment le nom des titres qui seront présentés devant le comité Olympiques n’a pas encore été dévoilé mais il semble évident que les plus connus des titres vidéo ludiques soient ceux qui représentent la plus grande majorité des jeux utilisés par les Pro gamers.

Des jeux comme League of Legend, Rocket League, Counter Strike GO et probablement d’autres comme Starcraft 2 seront probablement au programme.

Maintenant la problématique de ces JO est que dans le paysage vidéo ludique le temps est un ennemi. Les jeux et les modes évoluent sans cesse, et il n’est pas rare de voir un jeu sortir et devenir un support très bien accueilli par les professionnels.

Il est donc fort possible que certains jeux alors peu connus en 2017 deviennent des références dans l’Esport de 2024. Nous en saurons plus dans quelques mois.

Jusque là vous pouvez être sûrs que je vais suivre ça très attentivement et y participer si possible 🙂

N’hésitez pas a me laisser vos commentaires et a me dire ce que vous pensez de cette sensationnelle nouvelle.

Grimtag

Pourquoi rejoindre une association eSport ?

Pourquoi rejoindre une association eSport ?

On entend régulièrement, au travers des médias spécialisés mais aussi plus généralistes, que l’univers du jeu vidéo, et plus particulièrement du eSport, est en train d’exploser. Et surfant sur cette vague grandissante, de plus en plus d’associations eSportives voient le jour, ou tentent de se développer via la recherches de partenaires et sponsors.

Ces mêmes associations ont, afin d’assurer leur développement, un besoin important en matière de recrutement, et ce sur de nombreux « postes » .

Mais qu’a-t-on à gagner à les rejoindre en tant qu’adhérents ou bénévoles ?

Faisons un tour d’horizon de ces opportunités avec Matthieu Leclère, le CEO de la plateforme de recrutement Gaming-Jobs.fr

Devenir bénévole : du temps de perdu ?

C’est effectivement une question que l’on peut se poser. Est-ce que le fait de devenir bénévole pour une association multigaming / esportive est une simple perte de temps …

Bien évidemment, la réponse est non !!!

Il faut déjà avoir à l’esprit qu’à l’instar d’un club de foot, de lecture, ou de parents d’élèves, la majorité des associations font appel à des bénévoles pour assurer leur fonctionnement. L’association de jeu vidéo n’est pas différente.

Alors oui, il est possible que le poste que vous occupiez soit principalement « à distance », et que les réunions se fassent majoritairement par skype ou teamspeak.

Il est possible qu’au lieu de tenir la buvette, vous deviez gérer une communauté facebook, ou twitter.

Il est probable qu’à la place d’une poignée de main, vous lâchiez un « Yo les bros » sur un canal. Mais dans l’ensemble, les fonctions et prérogatives resteront les mêmes.

bénévole Esport
Un autre point important, pour répondre à cette question, c’est qu’effectivement, l’investissement d’un adhérent ou d’un bénévole dans une association eSportive est grand, mais que les concernés développent un certain nombre de compétences plutôt intéressantes.

Entre gérer une communauté, allez au devant de sponsors via une démarche commerciale, développer la motivation et le team spirit d’une équipe, gérer la trésorerie, etc, sont autant d’éléments étayant les compétences et le développement personnel des bénévoles. De là à les mettre sur un CV … franchement … il n’y a qu’un pas !

Vous reprendrez bien un peu de réseau ?

J’ai rencontré Marcus qui m’a fait rencontrer les bonnes personnes pour travailler en tant que pigiste chez Micromania et pour une émission de télé Mathias Lavorel

extrait de l'interview de Mathias Lavorel – Game One

  Le milieu du jeu vidéo et de l’eSport, même s’il grandit et se professionnalise chaque jour un peu plus, reste encore très petit. « Tout le monde se connaît ». Et comme chaque milieu assez fermé, il suffit (parfois) de connaître untel qui connaît untel pour se voir proposer un job, ou d’intégrer un superbe projet.

Alors, soyons clair, c’est de moins en moins vrai, et certains iront même jusqu’à dire que ce n’est plus le cas. Pour autant, développer son réseau n’est jamais un mal, et ne peut que créer des opportunités, qu’elles soient de travail, de business, ou même amicale.

Ainsi, adhérer à une association peut vous permettre de rencontrer un tissu relationnel imperméable si vous aviez du être seul. Et quand on voit les personnalités hautes en couleurs de cette scène, ce serait quand même dommage de s’en priver:)

Adhérer à une association eSportive ok, mais pour y faire quoi ?

C’est la grande question… Dans tous les cas, il ne faut pas se positionner sur une fonction pour laquelle vous n’avez aucune affinité / compétence.

Il faut se dire qu’on le fait pour le plaisir, parce qu’on le veut, et parce que ça donne un sens à votre passion du jeu vidéo.

Partant de là, de nombreux postes sont à pourvoir : Rédacteur et community manager sont très recherchés sur la plateforme Gaming-Jobs.fr, nous indique Matthieu.

Offre d'emploi, stage, bénévolat Esport
Vient ensuite des postes de coach et de modérateur. Enfin, il arrive parfois que l’on propose des postes de Youtuber, recruteur, développeur, voir organisateur de tournois.

Mais bien souvent, la fonction laisse l’opportunité de « toucher un peu à tout », pour peu que vous en ayez le temps, et l’envie !

Esport: Au secours mon enfant veut devenir pro gamer

Esport: Au secours mon enfant veut devenir pro gamer

En effet, nos chères petites têtes blondes autrefois passionnées par les cartes Pokemon sont aujourd’hui devenues des dieux du clavier ou de la manette. Des as du clic, et lorsque vous collez l’oreille à la porte, vous entendez votre enfant psalmodier un langage bizarre venu d’ailleurs.

Des mots comme : 360noscope ou GG ou encore RushB, GoDPS et bien d’autres viennent fleurir dans sa jolie bouche.

Et là c’est le drame ! Par un après-midi pluvieux teinté d’éclairs, celui-ci lance en claquant la porte (parce que forcément vous ne comprenez rien à la vie du haut de vos 40 ans) :

“Je veux être pro gamer et faire carrière dans l’Esport”

Mon fils veut devenir pro gamer

Un Pro Gamer c’est quoi ?

Un pro gamer ou joueur professionnel en français dans le texte, c’est une personne qui ne joue pas aux jeux vidéo. Contrairement à ce qu’on peut penser, le pro gamer travaille lorsqu’il fait ce que nous, pauvres mortels appelons jouer. Là est la nuance et j’insiste car c’est toute la différence.

Si vous jouez pour le plaisir et que vous êtes incapable de vous entraîner très sérieusement pendant des semaines afin de vous préparer a une rencontre ou une LAN (rencontre de joueurs afin de s’affronter sur un ou plusieurs jeux video) alors vous ne faites pas partie des joueurs professionnels.

C’est aussi simple que ça.

Le pro-gamer a une hygiène de vie très cadrée et son entraînement est proche du 7h à 8h par jour en France. Pour info, en Corée, l’entraînement tourne autour des 12h voir 14h par jour. Voir mon article sur le planning d’entrainement d’un joueur pro.

Je parle évidement d’un vrai entrainement. Vous n’êtes pas là pour vous amuser. L’objectif à terme c’est de vaincre, d’être le meilleur, de gagner de l’argent voir d’en vivre.

Le Esport c’est quoi ?

Le Esport ou sport électronique est depuis 2016 reconnu par les instances sportives au même titre que le football ou n’importe quel autre sport. Et oui amis parents, l’e-sport est un VRAI sport, comme le foot, les échecs, etc ….

Il y a plusieurs types de compétions dans l’esport:

  1. Equipe contre équipe
  2. 1 Contre 1
  3. Homme contre machine

Il faut bien prendre conscience qu’en France l’esport en est a ses balbutiements. Ce sont les prémisses, alors que dans d’autres pays certains joueurs parmi les mieux payés du monde gagnent plusieurs centaines de milliers de dollars par an.

En France, les médias commencent à s’emparer du phénomène comme TF1 ou Canal + par exemple, et les marques elles aussi commencent à comprendre que celui-ci a un intérêt.

Début 2016 l’état a même décidé de voter un statut légal adapté aux professionnels de l’esport qui ont maintenant le droit de signer un CDD.

Remettons les choses en place

Nos enfants n’évoluent pas, ne grandiront pas, et ne vieilliront pas dans notre monde !

Toute l’expérience que nous avons acquise peut dans certains cas être bénéfique et essentielle pour eux et nous nous devons de leur transmettre. Par contre, ils ne vivront pas dans le monde que nous avons connu : les codes ont changé et changeront encore.

En gros, nous sommes dépassés…. 🙂

Je ne dis pas qu’il ne faut pas leur transmettre tout ce qui à nos yeux est important. Il ne faut seulement pas penser que tout ce qui a été indispensable à notre survie sera nécessaire à la leur.

Grimtag

Depuis quand nos enfants veulent devenir joueurs professionnels ?

 

Quand j’étais jeune je voulais devenir pro au Basket, mon idole était Mickael Jordan et je souhaitais intégrer la NBA. 

J’y ai joué des années à partir de 10 ans. J’y ai laissé mes deux chevilles et mon genou gauche.

J’y ai joué dans la cours d’école avec des béquilles, avec les chevilles ou les genoux plâtrés bref j’étais un fanatique prêt à tout pour devenir pro. Mes anciens professeurs et camarades s’en souviennent encore.

J’ai terminé ma carrière en semi pro a Montpellier à l’époque où j’ai du arrêter à cause de mes chevilles et genoux qui ne suivaient plus… Fin de carrière à 16 ans très difficile…

Vous ne pensez pas que ce que je voulais à l’époque est tout aussi loufoque ?

En prenant en considération le fait que les bons joueurs de basket sont rares et qu’arriver à intégrer la NBA pour un français a l’époque était tout aussi improbable, mes parents auraient tout à fait pu me dire d’arrêter mes bêtises et de me consacrer à mes études.

Grimtag

Qui n’a pas rêvé de jouer aussi bien que notre Zizou national de 1995 a 2000 ?

J’espère que vous comprenez où je veux en venir. Devenir un célèbre sportif professionnel c’est normal pour n’importe quel enfant. Il s’agit d’un rêve puéril dont il a besoin. C’est une forme d’espoir.

Une façon de s’accrocher au rêve, au” tout est possible”, au miracle parfois même.

Dans l’esport la donne a changé : plus besoin de s’inscrire a une club, d’acheter des chaussures, le short etc…

Un ordinateur suffit et vous pouvez vous mesurer au monde entie. Pas besoin d’aller au stade ou d’organiser une partie. Vous pouvez remporter un match en moins de 10 ou 15 minutes. Bref, la compétition est accessible en quelques clics.

Lorsque vous souhaitez devenir professionnel dans un sport, qu’est ce que vous faites? Attention, je parle d’un vrai professionnel.

  • Dans la course à pied, vous allez courir plusieurs heures par semaine.
  • Dans le football, vous vous entraînez en équipe sans parler de la musculation, l’endurance, la théorie
  • Dans le basketball, pareil : de nombreuses heures par semaine sans compter l’entrainement physique et théorique

Bref, dans tout sport si vous souhaitez devenir professionnel il faut y passer des heures et faire énormément de sacrifices.

Si parmi vous il y a comme moi des personnes qui ont voulu et pourquoi pas atteint le niveau de pro dans une discipline, ils savent exactement de quoi je parle.

L’esport un vrai sport de réflexion et de stratégie

Ce qu’il faut comprendre avec l’Esport c’est que votre enfant est passionné par un sport. Même si il est électronique ce sport demande des capacités de réflexion indéniables.

 

Si il avait été attiré par le football ou doué aux échecs, l’auriez-vous empêché de pratiquer dans la mesure où il souhaite a tout prix devenir pro et qu’il démontre des aptitudes à ce sport ?

 

Gamer tired Pro-gamer.fr

 

 

 

En général, le joueur pro débute sa carrière vers l’âge de 14 ou 15 ans. Quand je dis carrière je veux dire qu’il commence à s’entraîner.

 

Il devient compétitif très rapidement, en général aux alentours de 15 à 17 ans et il aura donc une dizaine d’années au mieux pour percer dans le milieu. La carrière d’un joueur pro est très courte.

 

La raison est simple : toute personne disposant d’un pc peut devenir un concurrent. Pas besoin de licence, d’équipement, etc… Si le joueur fait preuve d’un talent indéniable, il peut tout à fait débuter sa carriere et en moins d’un an affronter les plus grands joueurs.

 

Le e-sportif peut tout à fait commencer sa carrière de pro gamer pendant sa scolarisation tout comme il l’aurait fait en se mettant au foot ou n’importe quel autre sport.

 

Ce qu’il faut bien prendre en compte, c’est que sa carrière ou sa passion pour l’esport ne doit pas prendre le pas sur sa scolarité, sa vie sociale, familiale et ses activités personnelles.

Il faut faire en sorte qu’elle soit poursuivie en parallèle. L’enfant a besoin d’etre encadré et avoir des activités extérieures au esport est indispensable à sa croissance physique et psychologique.

 

C’est sur ce point que vous devez rester ferme.

Trouver un compromis entre esport, scolarité et vie sociale

 

La carrière d’un joueur professionnel étant extrêmement courte, il doit préparer l’avenir. Vous pouvez donc associer la pratique de l’e-sport avec les résultats scolaires, le sérieux dans les études et la vie sociale.

Même si ça sera forcement dur et parfois pénible de tenir bon, il faut penser à leur avenir et dans l’esport comme partout, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Il doit garder les pieds sur terre et se préparer a l’après, anticiper un arrêt de la professionnalisation ou simplement un échec dans les objectifs sportifs.

 

Ne doit pas être mis de côté les interractions avec le monde exterieur. Votre enfant doit avoir une vie sociale, faire du sport, des activités avec ses amis.

Devenir joueur pro risque d’entraîner une forme d’isolation chez votre enfant. Il est indispensable qu’il ait une vie sociale épanouie pour être mentalement et physiquement équilibré. 

 

Donc insistez bien avec lui sur le fait que se lancer dans l’esport ne se fera pas au détriment des activités sportives, sociales, familiales et scolaires.

 

Devenir professionnel de l’esport est un parcours semé d’embuches pour un jeune. Sa carrière va durer au mieux 10 ou 15 ans et au pire il n’arrivera pas à percer malgré ses efforts.

Ce n’est pas comme dans les autres sports où les compétitions peuvent commencer à l’age de 7 ou 10 ans et où vous avez des fédérations de gens bienveillants et bénévoles désireux de vous transmettre leur passion du foot, rugby, tennis etc….

A 15 ans, le professionnel du jeu vidéo doit être prêt à dépasser tous les meilleurs joueurs et il n’y a qu’une philosophie : être le meilleur, battre l’adversaire, gagner.

Oui je sais on dirait un monde de requins où notre bambin va se transformer en gladiateur prêt à tout pour vaincre.

les gladiateurs de l'esport

Nous ne sommes pas vraiment loin de ça malheureusement…

Il n’y a pour le moment pas de Fédération Esport. Les compétitions n’ont pas de règles officielles. Certains organismes ont les leurs et essaient de faire en sorte qu’elles soient prises en compte par tous les autres, mais concernant l’age des participants, il est tout à fait possible pour un jeune qui se lance de tomber sur des Joueurs bien plus aguerris et âgés que lui.

La vrai difficulté, celle qui nous concerne nous en tant que parents est d’associer une scolarité parfois difficile avec une carrière de sportif à haut niveau dans le jeu vidéo.

Comment anticiper la carrière professionnel Esport de mon enfant

 

Il suffit de participer à son évolution dans le domaine : Rien ne vous empeche de rester a l’écart mais d’avoir un oeil bienveillant sur cette nouvelle passion. Tant que les règles mises en place sont respectées il pourra s’adonner a cette activité

Si malgré cela il n’arrive pas à percer et se retrouve dépassé par le niveau des autres joueurs professionnels vous aurez été avec lui et vous l’aurez soutenu.

En aucun cas vous ne serez un élément qui a fait obstacle a son rêve et il pourra compter sur vous en cas de coup dur. Le rappel à la réalité est parfois très difficile et vous devrez être là pour le soutenir.

A partir de là : 2 solutions se proposent à vous (enfin surtout à lui).

  • Soit devenir joueur professionnel passe en second car il a bien compris qu’il n’avait pas le niveau et puis bon se faire humilier devant 300 personnes ça calme pas mal aussi (en général beaucoup arrêtent à ce stade).
  • Soit il insiste ou persévère malgré la difficulté ou parce qu’en effet il a remporté des compétitions et fait preuve d’un don notable dans ce sport.

les deux voies du gamer

Dans ces deux cas ce sera à vous de faire un choix : soit continuer de l’accompagner car il a un don dans l’esport, soit il a échoué mais n’est pas prêt à renoncer et vous devrez le soutenir jusqu’aux prochaines compétitions.

A vous de voir l’impact de cette activité sur votre vie de famille, sur ses activités scolaire ou extrascolaire pour prendre votre décision. Vous pouvez aussi le consulter pour prendre une décision essemble. Certain joueurs arrive a gagner leur vie autrement que dans l’esport, Streamers, videomakers, blogueurs, etc…

 

Ces deux conseils sont ceux que je préconise dans la mesure où cela peut vous permettre d’avoir une certaine complicité avec votre enfant mais aussi cela a comme avantage de vous placer dans la catégorie des soutiens à qui il doit beaucoup plutot que comme le rabat-joie qui ne comprend rien. Cela ne vous empêche pas d’être ferme sur l’aspect scolaire 🙂

Une carrière ça ne dure qu’un temps.. Il faut anticiper l’avenir et le jeune n’a pas toujours cette vision lorsqu’il est dans sa bulle.

Grimtag

 

L’esport est un milieu extrêmement élitiste et comme je le dis plus haut des jeunes joueurs prêts à en découdre sur le net disposant d’un pc et d’une connection il y en a des centaines de milliers voir plus. Aucune barrière ou presque pour être un joueur professionnel. Pas besoin ou presque de sortir de chez soit pour devenir un esportif de haut niveau.

Vous l’aurez compris, il faut lui faire prendre conscience qu’il n’y pas de club junior dans l’esport. Il entre directement dans la cour des grands. Aucune chance ou presque d’affronter quelqu’un dans une quelconque catégorie. Il sera en concurrence direct avec tous les joueurs professionnels.

Quelques conseils de survie indispensables

Toujours montrer que vous le soutenez

Il est plus simple pour vous de lui faire comprendre les priorités si il vous voit comme un allié plutôt qu’un ennemi.

Trouver un compromis qui vous satisfait tous les deux.

Que cela soit pour la scolarité, le temps passé à s’entraîner ou la vie de famille.

Ne pas céder sur les objectifs fixés.

Si vous avez fixé des règles, il faut les tenir, lui/elle comme vous. Cela evitera certains conflits (pas tous rassurez-vous…) 😉

Imposer un rythme de vie équilibré

Faire du sport, sortir entre amis, avoir une vie de famille et continuer sa scolarité sont plus importants que s’isoler devant un écran.

Devenir pro gamer ne veut pas dire etre asocial.

Vous êtes les meilleurs parents pour vos enfants

Personne d’autre que vous ne sait ce qui est le mieux pour votre enfant.

Après tout nous autres parents faisons tout ce qui nous semble le mieux pour nos enfants :).

J’espère que cet article vous servira. N’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires.

N’oubliez pas que l’important c’est de ne pas perdre le contact avec votre enfant. A cet âge c’est selon moi une des choses parmis les plus difficiles.

Qu’il souhaite devenir joueur Esport ou guitariste dans un groupe de métal l’essentiel c’est de garder le lien 🙂

Grimtag

E-sport: Des audiences volontairement Gonflés

E-sport: Des audiences volontairement Gonflés

Depuis quelques années, une véritable bulle spéculative se développe autour de L’e-sport, présenté comme la perle de l’entertainment.

On peut ainsi citer le Rachat des Elements.LoL par Schalke 04, la création d’une verticale eSport sur le site de la chaîne de télévision sportive américaine ESPN ou encore l’organisation, le 1er juin dernier, d’une conférence par TF1 sur le thème des jeux vidéos en compétition.

Les investisseurs misent tout sur cette branche dont la croissance est estimée comme exponentielle et comptent beaucoup sur chaque joueur professionnel. Mais on peut se demander si les chiffres réels donnent raison à cette vision idéaliste, et notamment si l’on peut vraiment faire confiance aux audiences mises en avant par les médias, voire s’il est possible d’estimer combien sont les pro gamer.

Des méthodes de comparaison inadaptées pour des chiffres gonflés

Les chiffres présentés dans le secteur de L’e-sport sont pour le moins grandiloquents : 800.000 pratiquants sur les jeux vidéos en compétition en France selon l’un des deux instituts privés américains du secteur, Newzoo ; 27 millions de viewers au total pour la finale des Worlds sur LoL, en 2015 tournoi annuel disputé sur le jeu ordinateur le plus joué au monde, selon la présentation ESPN tenue fin 2015 à la Paris Games Week, soit près du double de la NBA (15 millions) ; dans le même temps sont annoncés 1,5 milliards de spectateurs pour les événements de L’e-sport en 2019 toujours selon la société d’études Newzoo.

De telles annonces sont faites pour impressionner, une tendance qui n’est certes pas nouvelle dans le domaine si particulier de l’e-sport. Ainsi, dans un numéro de novembre 2013, le magazine L’Express affirmait que les finales des Worlds sur League of Legends avaient généré plus d’audience qu’un match France-Ukraine lors de l’Euro 2012.

Mais il y avait un hic dans cette comparaison, laquelle met en parallèle une audience moyenne et une audience cumulée.

En effet, pour les Worlds, on ne considère pas des spectateurs uniques ; en outre, en ce qui concerne les finales des Worlds, est comptabilisé l’ensemble de l’audience d’une compétition, tandis que pour le match de l’Euro 2012 n’est prise en compte que l’audience d’un seul match du groupe.

De même, il n’est certes pas faux d’affirmer que les World Finals sont de loin la compétition de jeu vidéo la plus suivie, mais là encore, on cumule les audiences globales sur internet de tous les matchs de la compétition et on les compare au nombre moyen de téléspectateurs sur un unique match de NBA.

Les données sont donc erronées et on compare deux statistiques différentes.

Les vrais chiffres de l’e-Sport, loin derrière les audiences télévisées

Et si l’on regarde dans le détail, la comparaison se fait au détriment de l’eSport : la finale des World Finals 2014 a été visionnée 3 millions de fois depuis sa mise en ligne, il y a donc deux ans, tandis que le septième match entre Golden State et Oklahoma City, le plus regardé parmi tous les matchs de NBA sur le câble aux États-Unis, a fini par réunir 19,8 millions de téléspectateurs, et ce en dehors des rediffusions et extraits vidéos mis en ligne.

images
Selon Nicolas Cerrato, fondateur de la société française Gamoloco, qui suit l’audience des principales plates-formes de diffusion en temps réel, la comparaison entre l’audience du jeu électronique et l’audience du sport traditionnel, est tout bonnement impossible.

Il cite ainsi l’exemple de, Twitch qui, fin 2015, a battu son record historique d’audience avec un pic exceptionnel de 2,1 millions de visiteurs simultanés, alors que l’audience moyenne du Super Bowl est de 420 millions. Il rappelle également que le seul quart de finale de la coupe du monde de football 2014, France-Allemagne, a réuni 35 millions de spectateurs côté allemand, soit 17 fois plus que toutes les compétitions diffusées sur Twitch à son summum.

twitch esport
De même, selon la société d’événementiel Oxent, près de 2,7 millions la société d’événementiel Oxent en 2015 ; selon la même source, en 2016, ce serait 1 millions de spectateurs uniques qui auraient suivi l’édition de l’ESWC consacrée à Call of Duty. En réalité, l’audience simultanée n’a jamais dépassé les 71 000 spectateurs sur la finale, bien loin des sommets annoncés.

Le problème de L’e-sport, l’absence de mesures fiables

Que penser maintenant des 800 000 personnes qui pratiqueraient l’eSport, chiffre d’ailleurs repris par le gouvernement français pour soutenir l’urgence de doter les compétitions électroniques d’un cadre légal ?

Si l’on suit cette affirmation, Le sport en ligne se placerait devant des sports tels que le basket-ball, le judo ou encore l’équitation. Or, il n’existe aucune fédération des jeux vidéos, de sorte que le recensement de chaque joueur professionnel en ligne est particulièrement compliqué, sinon impossible. On ne sait d’ailleurs pas qui est un « pratiquant d’e-sport », ni comment distinguer joueur occasionnel et compétiteur.

Et puis, quels sont les jeux qu’il faut retenir, et avec quels outils identifier et quantifier leurs aficionados ?

D’ailleurs, la société Newzoo reconnaît utiliser un concept particulièrement large, puisqu’elle prend en compte toute personne ayant joué à un jeu vidéo sur PC ou en ligne dans les six derniers mois, ce qui est pour le moins beaucoup trop large et ne permet d’identifier les pro gamer.

 

Un secteur en pleine expansion, mais loin de toute exagération

Sans aucun doute, l’eSport est un secteur en pleine expansion. Les grands événements attirent chaque année de plus en plus de spectateurs et l’audience des WebTV ne cesse de croître, mais on ne peut se fier aux chiffres qui sont avancés.

Au contraire, il semble bien que la bulle eSport est observée par tous les acteurs, qu’il s’agisse des annonceurs, des organisateurs d’événements ou encore des médias, à travers une loupe grossissante.

Pro gamer et CDD : un Statut légal enfin voté par l’État

Pro gamer et CDD : un Statut légal enfin voté par l’État

En France, le secteur des jeux vidéos commence à connaitre un succès sulfureux ces dernières années même si le pays semble être en retard par rapport à d’autres États comme le Corée du Sud ou les États-Unis à cause d’un vide juridique incontestable.

Actuellement, on compte plus de 200 pros gamer qui font des compétitions de jeux vidéos leurs sources de revenus.

Les statistiques ont également montré que plus de 500000 personnes prennent part d’une manière régulière à des tournois physiques ou en ligne.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement a pensé qu’il est temps de conférer à ces joueurs pros un statut particulier. Il a proposé un projet de loi au parlement sur l’autorisation et la réglementation des tournois de jeux vidéos afin d’assurer le développement de ce marché en pleine expansion.

Le projet de loi est approuvé par le Sénat après quelques modifications de la version de l’Assemblée nationale.

Zoom sur les principaux contenus de ce nouveau statut des professionnels.

Joueurs professionnels soumis au CDD spécifique sportif ?

L’adoption de ce projet de loi pour une République numérique par le Sénat en première lecture est une bonne nouvelle pour les joueurs professionnels des jeux vidéo et pour les opérateurs en France.

Depuis tout ce temps, le statut et la réglementation des jeux vidéos sont assimilés à ceux des loteries et des autres jeux de hasard, alors que ces derniers sont interdits par la loi sauf dérogation spécifique.

pro gamer et jeux de hasard

Actuellement, le secteur dispose de son propre statut qui a été inspiré de celui des sportifs de haut niveau. Ce sera un CDD dérogatoire d’un an minimum et de 5 ans maximum.

Il permet aux joueurs pros d’avoir un contrat pro gamer de travail spécifique. Désormais, les joueurs bénéficient d’un contrat de joueur pro avec un autre intitulé de poste ou d’un statut d’auto-entrepreneur.

CDD pro gamer

Ce nouveau statut permet également d’offrir aux joueurs plus de sécurité de l’emploi et plus de protection sociale. Cela profite, en plus, aux équipes qui souhaitent proposer un entraînement professionnel à leurs membres pour rendre plus compétitif le marché du jeu vidéo.

Plus d’autorisation administrative pour organiser des compétitions

 

Pour instaurer plus d’assouplissement à l’organisation des compétitions de jeux vidéos, les sénateurs ont voté un amendement sur le projet de loi du gouvernement.

Compétitions Esport

Ils ont décidé, après vote en commission, de donner aux organisateurs des compétitions de jeux vidéos le pouvoir d’organiser des tournois sans autorisation administrative.

 

 

 

L’obtention d’une autorisation temporaire délivrée après une enquête menée par le ministère de l’Intérieur n’est donc plus nécessaire. Ils ont également relevé que ce nouveau statut différencie désormais les jeux vidéos des autres jeux de hasard.

Le Sénat a relevé que c’est ce manque juridique sur l’organisation des compétitions qui a entraîné le non-encadrement du contrat de joueur pro et le retard de la France dans le domaine.

En comparaison aux pros gamer des autres pays, les joueurs pros français se trouvent encore dans des situations précaires.

elky pro gamer en corée

En Corée du Sud, le pionnier de l’esport, le gouvernement accorde un contrat pro gamer bien encadré aux joueurs.

Des joueurs français ont même décidé de s’installer dans ce pays pour vivre leurs rêves de devenir joueurs professionnels, à l’instar du Nancéien « Elky ».

 

Quant aux joueurs américains, ils bénéficient d’un statut de salarié du sport. Les championnats LCS (League of Legends Championship Series) ont même conféré aux participants le statut de salarié.

 

Projet de loi pour une République numérique : un levier de développement pour le secteur et l’économie en France

L’ambiguïté sur la position du jeu vidéo compétitif attise la curiosité de nombreuses personnes.

 

Est-ce un jeu d’argent ou un sport ?

Ce projet de loi pour une République numérique met fin à toutes ces questions. Il donne aux joueurs de haut niveau un véritable statut de professionnels et qualifie les jeux vidéos comme un sport à part entière.

Il permet également de développer ce secteur qui représente un marché mondial de 600 millions de dollars par an. Le secteur connaît une croissance remarquable de l’ordre de 30% chaque année.

Par ailleurs, le nombre de compétitions ainsi que le gain qu’elles génèrent ne cessent d’augmenter entre 2014 et 2015.

En France, près de 850000 passionnés de jeux vidéos et plus de 4 millions de spectateurs annuels sont enregistrés. Ce projet de loi permet donc de régulariser le secteur et d’y donner un nouveau souffle pour une croissance rapide.

Il ne faut pas non plus ignorer que le marché des jeux en ligne pourrait être un levier de développement pour l’économie nationale.

En tant que salariés légaux, les joueurs sont assujettis aux impôts sur le revenu.

Ce qui permet d’augmenter les recettes annuelles de l’État. Les données économiques prouvent cette volonté des pouvoirs publics français à adopter cette loi.

Selon le secrétaire d’État au Numérique, Axelle Lemaire, la pratique des jeux vidéos ne présente aucune menace pour la Nation.

Cela faisait quelque temps qu’elle a sonné l’alarme sur l’utilité de ce statut particulier des joueurs de jeux vidéos professionnels.

Le gouvernement s’est déjà penché sur le sujet du gaming depuis 2014, avec le lancement de

J’aime les jeux vidéo

Cette phrase a permis à l’époque de réaliser un mouvement administratif destiné à redorer l’image du secteur et à lui conférer un cadre plus précis.

Un an plus tard, en 2015, le gouvernement a lancé une consultation publique sur le projet de loi consistant à sortir les compétitions de jeux de la catégorie des jeux d’argent et de hasard pour en faire des compétitions sportives.

Avec l’ambition de la secrétaire d’État de « sortir l’esport de la clandestinité juridique », la situation a pris une tournure rapide.

Le projet est envoyé à l’Assemblée nationale. Après une adoption en première lecture au sein de la chambre haute, le projet de loi a également fait l’unanimité au sein du Sénat.

En même temps, les acteurs majeurs du marché se sont réunis autour d’une véritable fédération appelée France eSport, qui est identique au système sud-coréen.

Projet de loi pour une République numérique : manque de réflexion ?

Le projet de loi pour une République numérique a été légiféré à 322 voix. Seule une voix est contre, et on compte 23 abstentions. Même si le groupe UDI-UC a évoqué que ce texte manque d’envergure politique, il a décidé de voter pour.

Selon Catherine Morin-Dessaily, le gouvernement n’a pas bien réfléchi sur le sujet, notamment sur le 4.0 ou web geneticie, ainsi que sur les répercussions que ce texte va avoir.

La mise en place de cette volonté de démocratiser les jeux vidéos nécessite une stratégie et une coordination élevées, d’après les spécialistes. Il faut en contrepartie exiger aux organisateurs et aux pros gamer quelques conditions strictes pour pouvoir exercer sur le marché.

Certains professionnels du domaine ont également avancé que le gouvernement doit clarifier la fiscalité sur ce marché en constante évolution et qui arrive à maturité pour éviter les problèmes.