Sous le nom de code « Owl », le remake de Zelda Ocarina of Time sur Switch 2 cache le moteur ModuleSystem et du code de Tears of the Kingdom

Comparaison entre The Legend of Zelda Ocarina of Time Remake sur Switch 2 et Tears of the Kingdom partageant le moteur ModuleSystem
Sorti le 5 novembre 2026 en exclusivité sur Nintendo Switch 2, The Legend of Zelda : Ocarina of Time Remake commence déjà à livrer les secrets de sa conception interne. En inspectant les fichiers exécutables de la cartouche, le spécialiste du datamining OatmealDome sur X a découvert que le projet portait en interne le nom de code « Owl » et qu’il a été directement bâti sur les fondations techniques de The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom via le moteur propriétaire ModuleSystem de Nintendo EPD.

« Owl » : un clin d’œil au hibou Kaepora Gaebora qui résout une énigme de longue date

Dans les répertoires internes compilés par les équipes de Kyoto, The Legend of Zelda : Ocarina of Time Remake est identifié sous l’appellation « Owl » (hibou en anglais). Ce choix rend évidemment hommage à Kaepora Gaebora, le grand hibou érudit qui accueille Link à la sortie de la Forêt Kokiri et guide le joueur tout au long de son périple entre le Bourg d’Hyrule, le Mont du Péril et le Lac Hylia. Cette révélation met également fin à une vieille spéculation de la communauté : le nom de code « Owl » avait été repéré une première fois par des chercheurs dans des bases de données internes de Nintendo dès la fin de l’année 2024. À l’époque, plusieurs observateurs avaient supposé à tort qu’il s’agissait d’un projet lié à la licence Animal Crossing (en référence à Thibou, le conservateur du musée), alors qu’il désignait en réalité la refonte intégrale du classique de 1998 pour la Switch 2.

Le moteur ModuleSystem et l’héritage direct de Tears of the Kingdom

Sur le plan purement logiciel, l’analyse confirme que le remake s’appuie sur ModuleSystem, le moteur de jeu interne désormais standardisé au sein des divisions de Nintendo EPD. Cette technologie maison propulse déjà les plus gros succès récents du constructeur, notamment The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom, Splatoon 3, Super Mario Bros. Wonder ou encore Nintendo Switch Sports. Toutefois, les fichiers d’Ocarina of Time Remake montrent un lien beaucoup plus étroit avec l’aventure céleste de 2023 qu’un simple partage de bibliothèques génériques.
Élément technique identifiéValeur trouvée dans les fichiersSignification pour le développement
Nom de code interneOwlRéférence au hibou Kaepora Gaebora (repéré dès fin 2024)
Moteur principalModuleSystemMoteur propriétaire standard de Nintendo EPD sur Switch et Switch 2
Système physique résiduelModules du Chemistry EngineGestion des interactions élémentaires héritée de Breath of the Wild et Tears of the Kingdom
Références textuelles orphelinesCivilisation Soneau (Zonai) et Forêt KoroguPreuve que le code source a été directement bifurqué depuis Tears of the Kingdom
Comme le souligne OatmealDome, les autres jeux développés sous ModuleSystem (tels que Splatoon 3 ou Super Mario Bros. Wonder) ne contiennent aucune trace du code spécifique à la saga Zelda. Or, l’exécutable d’Ocarina of Time Remake regorge de vestiges provenant directement de Tears of the Kingdom. On y retrouve notamment des modules entiers rattachés au fameux moteur chimique (Chemistry Engine) qui gouverne la propagation du feu, de l’électricité et du vent, ainsi que des chaînes de caractères mentionnant les Soneaus (Zonai) et la Forêt Korogu.

Pourquoi ce socle technique change la donne sur Nintendo Switch 2

En partant directement de la branche logicielle de Tears of the Kingdom plutôt que d’une feuille blanche, les ingénieurs de Nintendo EPD et les développeurs venus leur prêter main-forte lors de l’implication officielle de Monolith Soft sur Zelda Ocarina of Time ont pu capitaliser sur des outils de rendu, d’animation squelettique et de physique déjà éprouvés. C’est précisément ce socle qui confère au remake la souplesse de ses contrôles modernes, la gestion naturelle des collisions à cheval ou la fluidité de ses éclairages dynamiques en 60 images par seconde, visibles sur le portail officiel de la franchise The Legend of Zelda chez Nintendo. Pour les joueurs qui explorent actuellement la Plaine d’Hyrule et partent à la chasse aux jetons arachnéens à l’aide de notre guide des Bourses d’Adulte et de Géant via les Skulltulas d’or, cette parenté technique ouvre également une perspective fascinante : maintenant que toute l’architecture d’Ocarina of Time tourne nativement sur la branche ModuleSystem de la Switch 2, Nintendo dispose d’une base clé en main si l’éditeur décidait un jour d’offrir le même traitement à sa suite directe, Majora’s Mask.
Trailer video

Mon regard

Apprendre que des références aux Soneaus et au moteur chimique de Tears of the Kingdom sommeillent sous le capot d’Ocarina of Time Remake explique immédiatement ce ressenti si familier manette en main. Dès les premières minutes dans la Forêt Kokiri, l’inertie de Link, la réactivité de la caméra libre et le comportement de la végétation trahissent l’ADN des épisodes modernes. C’est une brillante démonstration de pragmatisme industriel de la part de Nintendo EPD : utiliser l’architecture la plus avancée du studio pour sublimer son œuvre fondatrice de 1998.

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Chaya "Chayane"
Rédigé par Chaya "Chayane"
🧠 Rédactrice Tech & IA 🗽 New York & Montréal

Américaine installée dans la périphérie de New York, Chaya « Chayane » a passé 5 ans à Montréal pour ses études d'ingénierie logicielle avant de revenir dans sa région natale. Développeuse Full-Stack et chercheuse en architectures de Deep Learning et d'IA, elle explore les réseaux neuronaux et l'optimisation algorithmique tout en concevant les outils de Retrocharting et Gamescharting aux côtés de Grimtag. Gamer depuis plus de 20 ans, collectionneuse passionnée de l'univers Nintendo et de la saga The Legend of Zelda, elle a arpenté Azeroth sur World of Warcraft avant de mettre son expertise technique au service de l'analyse vidéoludique.

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